L’horizon

Ce roman est un pur Modiano, on n’en sait pas beacoup plus sur les personnages à la fin et même, il a réussi a creuser des zones d’ombres qui posent encore plus d’interrogations.

L’histoire commence sans doute à notre époque, le narrateur, Jean Bosmans, se rappelle un amour de jeunesse par des associations d’idées et nous plonge dans ses souvenirs.

Qui est cette Margaret Le Coz qu’il a fréquenté pendant un certain temps, elle vient d’Allemagne, a vécu en Suisse et à Annecy et semble fuir quelqu’un ou quelque chose. Quant à Bosmans, sa vie semble aussi compliquée, avec une mère qui est a sa recherche pour lui soutirer des sous. Comme souvent, ses personnages sont flous mais son art du récit nous les rend en même temps très présents.

Cette histoire se déroule dans des lieux toujours décrits avec précision par Modiano, c’est diabolique car on s’y croit, cela donne de l’importance à des détails et nous désoriente. Toutefois, pour une fois, la fin laisse un peu plus d’espoir.

Ce n’est peut-être pas le meilleur Modiano, un peu moins noir que certains. Je me suis quand même fait prendre par le récit, les angoisses et les recherches des personnages et surtout l’art de conteur tout à fait particulier de Modiano.

Patrick Modiano – L’horizon – Gallimard 2010