Jargon

Cette fois, c’est Livres Hebdo qui est le nouveau venu dans la série « foutage de gueule. » La raison de son élection est l’utilisation et la validation de la dénomination tout à fait inappropriée de « littérature de l’imaginaire ».

Une fois de plus, on a affaire à une approche qui se veut politiquement correcte et qui n’appelle pas les choses par leur nom. Cette littérature de l’imaginaire correspond aux parutions de SF, fantastique, fantasy… Ces domaines littéraires sont souvent dépréciés, considérés comme des romans populaires par les beaux esprits pseudo-intellos et ce vocable imbécile est sans doute censé donner des lettres de noblesses à ce genre. Pour ce faire, il y a plus simple : il suffit de lire ces romans et de découvrir la richesse de l’oeuvre de géants comme Tolkien, Bradbury, Dick…

Le Petit Robert nous dit que l’imaginaire est ce qui n’existe que dans l’imagination, irréel, fictif et donne comme exemple « le romancier qui crée un personnage imaginaire ».
Mais à en croire la nouvelle définition utilisée par des Trissotin, les chefs- d’œuvres de la littérature ne sont pas imaginaires. Il doit s’agir de simples témoignages, voire de récits de faits-divers. Dante, Rabelais, Flaubert, Modiano, Le Clézio, Salinger et tant d’autres n’ont pas d’imagination et ne seraient que des pisses-copie !