Dali à Beaubourg

Je suis d’une génération qui a connu un hurluberlu clamer à la télévision « Je suis fou du chocolat Lanvin ». Comme le même racontait son amour pour la gare de Perpignan, centre du monde, on avait du mal à le prendre au sérieux.

Depuis j’ai découvert que Dali représentait autre chose que ces provocations ; qu’il était aussi un peintre important ; qu’il a fréquenté les surréalistes qui l’avaient surnommé Avida Dollar… Après avoir vu l’expo qui lui est consacrée au Musée National d’Art Moderne du Centre Pompidou, je maintiens : ce type est complètement barré, toqué, cinglé ! Toutefois, même si je n’aime pas les thèmes de sa peinture, je reconnais qu’il a un beau talent, que le soin apporté à ses réalisations tranche furieusement sur les gribouillis et barbouillis de ses contemporains.

Pour éviter la queue de 2 à 3 heures annoncée en journée, nous avons pris la précaution de réserver les billets à l’avance et d’arriver avant l’ouverture, elle-même avancée à 9h30 ; cela permet effectivement d’arriver sans encombres ! L’expo retrace la carrière de Dali, présente de nombreux dessins et peintures, évoque ses liens avec le cinéma et ses happenings. C’est complet et les cartels sont pédants à souhait… bienvenue dans le monde des intellos parisiens élitistes !

Dali se voyait comme un géant cosmique ; en tout cas, dans nombre de ses œuvres, il semble avoir un gros problème avec la sexualité… J’admire la technique du peintre et du dessinateur, les détails sont formidables mais j’ai du mal avec ses peintures dans leur ensemble. J’ai vu des compositions que je ne comprends pas, que ne donnent aucune émotion… et que je n’apprécie pas. Certaines œuvres sont plus toutefois plus accessibles.

C’est confirmé, je ne suis pas fan de Dali, mais un petit tour à l’exposition permanente de Beaubourg permet de comparer avec ses pairs et renforce l’idée que lui, il sait peindre… et qu’il participe du grand foutage de gueule qu’est l’art moderne.

Dali – Centre Pompidou 21 novembre 2012 – 25 mars 2013