La Roue du temps

Un conseil entre amis, méfiez vous des cycles de Fantasy à rallonge… J’ai commencé La Roue du Temps il y a un certain temps ; la série originale prévoit une bonne dizaine de livres, coupés en deux tomes dans la traduction française et  j’avais abandonné en cours de route. J’ai découvert que ma bibliothèque les avait en stock, je reprends au 13e volume, La Couronne d’épées et continue par le 14eLe sentier des dagues.

Par la lumière, quelle idée ! (là, je suis dans le style…) Certes, c’est pas mal écrit mais l’intérêt de ce type de roman est quand même qu’il y ait de l’action et là on en manque diablement. Comme il y a des tas de personnages différents, on a droit a un ou 2 chapitres pour chacun et on n’en sait pas beaucoup plus; puis, tout d’un coup l’action se déclenche et se finalise, juste avant la fin d’un tome pour inciter à continuer.

Cette série a d’abord paru chez Rivages, a été continuée par Fleuve Noir ; ces livres étant repris par Pocket. Un nouvelle traduction parait chez Bragelonne mais je vais désormais me contenter d’en lire les résumés sur les sites consacrés à ce cycle : eyes ofthe world qui donne des résumés par personnage et sevenspokes en anglais.

Le tout premier livre de la série est excellent, puis l’histoire s’étire en longueur petit à petit jusqu’à piétiner lamentablement, s’éparpille dans des intrigues multiples ; c’est d’ailleurs une des raisons qui m’avait fait lâcher. Ainsi, cela fait trois livres que Elayne et Nyneave cherchent la Coupe des vents, qu’Egwene essaye d’asseoir son autorité d’Amyrlin et que l’on a droit aux détails des broderies et des dentelles des robes et tuniques à crevés de couleur (ce n’est plus de la Fantasy mais de la Chick litt !).

L’auteur réussit à multiplier encore les personnages secondaires, à diluer l’action à force de se disperser et si ce n’est Matt transformé en jouet sexuel de la reine Lynin ou Cadsuane, une Aes Sedai qui mène tout le monde à la baguette, il n’y a pas grand chose à retenir de ces pages.