Au bout du conte

« Film choral » : définition aimable pour un film au scénario indigent, qui est centré sur plusieurs personnages ayant chacun une histoire particulière. Claude Sautet ne faisait pas de film choral, juste des grands films bien construits sur une bande d’amis ou des destins particuliers à l’inverse Les petits mouchoirs est un mauvais film choral et Au bout du conte est un film choral tout juste honnête, du niveau téléfilm. Le précédent film de Jaoui était déjà un peu décevant, celui-ci est plat. On recherche en vain le mordant, la satire d’Un air de famille ou du Goût des autres.

Un Bacri grognon obsédé par le jour de sa mort, Jaoui en divorcée incapable de se débrouiller seul et qui sollicite en permanence son ex, une gamine qui croit au Grand amour mais qui trompe son fiancé pour un Beau Ténébreux volage… Tout est convenu, il n’y a pas d’émotions, juste quelques sourires et ce film ne restera pas dans les mémoires.

Il parait que le film aborde le thème de la séparation, et bien c’est juste dans le pitch vendu dans le dossier de presse et recopié par des journalistes fainéants…

Au bout du conte, film d’Agnès Jaoui, 2013. Avec Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, scénario des mêmes