L’enterrement de Monsieur Bouvet

Je continue avec grand plaisir la découverte de Simenon et de ses romans durs. Tous offrent des tranches de vie étudiées minutieusement.

Un vieil homme s’effondre dans un étal de bouquiniste ; la scène est suffisamment originale pour qu’un photographe l’immortalise et la vende aux journaux. Le vieux habite tout près, quai de la Tournelle, n’a pas d’amis ni de famille et la concierge qui lui fait le ménage décide de prendre les choses en main pour qu’il ait une sépulture digne.

L’enquête de routine est compliquée par une épouse qui le connait sous le nom de Marsh, une vieille qui vient roder autour de l’immeuble et l’appartement du défunt qui est visité.

En fait, Bouvet est un fils de famille qui a tourné anarchiste et a été impliqué dans le meurtre d’un voyou en 1897. Il s’est enfui en Belgique avec une fille puis en Angleterre avant de devenir ce Marsh, exploitant d’une mine et disparu depuis des années.

Le parcours du bonhomme n’est pas inintéressant, mais le meilleur du livre est la danse des ambitions autour du cadavre. La concierge qui se sent tout dépossédée de son locataire et des honneurs qu’elle voulait lui rendre est le personnage le plus attachant.

Simenon – L’enterrement de Monsieur Bouvet – 1950