Django unchained

Tarantino et sa réputation de violence m’a retenu un certain temps avant de voir ce film. Au final, on ne peut pas dire que c’est une bluette, mais c’est tout à fait supportable : la violence n’est pas tant dans la manière de filmer mais dans le sujet traité.

Le Dr Schultz, allemand raffiné, dentiste transformé en chasseur de primes, se fait aider d’un esclave pour reconnaître sa cible. Il l’affranchit et décide de l’aider à retrouver sa femme, vendue pour s’être enfuie. Un rien romantique, Schultz est séduit par le fait que l’épouse s’appelle Broomhilda et voit en Django un nouveau Siegfried.

Ils retrouvent sa trace dans une plantation du Mississippi tenue par Calvin Candie, un propriétaire qui fait lutter à mort ses esclaves. Le véritable but de la quête est déjoué par l’intendant noir de Candie qui va tout faire pour empêcher le départ de Broomhilda.

La description de l’esclavage, des sévices, des châtiments est dure, et parfois insoutenable quand Candie fait bouffer un fuyard par ses chiens. Sur ce fond terrible, Tarantino fait un bon film, un vrai western, avec un esthétisme parfois un peu kitsch et avec des litres d’hémoglobine.

Django unchained, film de Quentin Tarantino 2013