Meurtre pour un manoir

Une autre aventure du coroner John de Wolfe, rencontré dans Le calice empoisonné. Il y a eu au moins un autre livre entre deux et son détestable beau-frère n’est plus shériff, destitué pour avoir comploté en faveur du prince Jean (sans Terre).

Alors que l’on fait des travaux pour transformer une forge en école, on retrouve le cadavre d’un homme. Le coroner John est bien sûr appelé sur les lieux et découvre que le mort est un ancien maître artisan et a sans doute été tué. Un peu plus tard, un autre maître est tué et cette série rend nos enquêteurs perplexes jusqu’à ce que Mathilda, l’épouse de John de Wolfe, soit agressée par le meurtrier qui lui annonce chercher à se venger de son frère. C’est alors qu’une seconde histoire se met en place, autour de la spoliation du domaine d’un chevalier croisé par deux affidés du prince Jean, dont Richard Revelle, l’ancien shériff.

Ce roman est plus intéressant pour l’ambiance médiévale que pour son intrigue. Le contexte historique, la petite ville d’Exeter, la mise en place des pouvoirs ne sont pas mal rendus. Il y a tout de même des détails qui m’ont fait sursauter : des haricots dans la soupe et des trottoirs dans les rues…

Bernard Knight – Meurtre pour un manoir, traduit par Jacques Guiod – Pygmalion 2013