Le kid de l’Oklahoma

Encore un auteur recommandé par François Guérif ;  j’ai bien apprécié l’histoire mais je ne vois pas ce qui le place dans la catégorie « polar qui rend heureux » .

Ce roman est à mi-chemin du Western et des Incorruptibles. Il se déroule dans les années 30 en Oklahoma : le Territoire indien s’est transformé en Etat peu de temps auparavant, en 1907 ;  la prospection pétrolière enrichit les paysans et l’époque est aux ennemis publics comme Dillinger ou Bonnie & Clyde.

Carl Webster est un jeune marshal très sûr de lui, très satisfait de sa célébrité obtenue en tuant des gangsters renommés. Le roman raconte quelques unes de ses aventures, notamment la poursuite de Jack Belmont, un fils de famille dévoyé, dont il fait une affaire personnelle.

Ce polar n’en est pas vraiment un, c’est un récit d’aventures, de lutte contre la Prohibition et contre les gangs. J’ai vraiment bien aimé l’ambiance, notamment la description de Kansas City, ville de tous les possibles, préfiguration de Las Vegas. On sent encore les fondements de l’Amérique et l’esprit de la Conquête.

Elmore Leonard – Le kid de l’Oklahoma, traduit par Johanne Le Ray et Pierre Bondil – Rivages 2008