L’avare

Le théâtre peut être universel quand les pièces nous parlent encore quelques siècles plus tard. C’est le cas de Molière avec la plupart de ses pièces. L’avare mis en scène par Nicolas Liautard en est un nouvel exemple.

J’ai étudié cette pièce à l’école et je ne m’en rappelais pas vraiment, si ce n’est l’épisode de la cassette et la réplique « que la peste soit de l’avarice et des avaricieux ».

Harpagon, ce père qui veut régler tous les aspects de la vie de ses enfants, sans leur donner d’argent, va marier sa fille Elise à un barbon qui l’accepte sans dot. Il annonce aussi son prochain mariage avec la jeune Marianne dont son fils Cléante est amoureux. Une part importante de la pièce tient dans les relations entre le père et le fils, montrées au travers d’un prêt (forcément usuraire) et surtout de la rivalité pour Marianne.

La mise en scène est très sobre, une seule chaise sur un tapis de sable tiennent lieu de décor, mais la force du texte et la présence des acteurs suffisent à nous faire imaginer tout le reste. J’ai été plus marqué par les 2 protagonistes Harpagon et Cléante, mais les seconds rôles, notamment Elise, tiennent bien leur place.

Molière – L’avare, mis en scène par Nicolas Liautard, avec Jean-Pol Dubois (Harpagon), Marc Citti (Cléante), Célia Rosich (Elise).