La prison

Jeune patron de presse plein d’allant et d’idées, Alain Poitaud est surpris quand la police lui annonce que son épouse à tiré sur sa propre sœur et refuse toute explication.

Certes, il a eu une longue liaison avec sa belle-sœur, mais ils ont rompu depuis un certain temps, sa femme sait bien qu’il couche avec tous les jupons qu’il rencontre et il ne croit pas au crime passionnel.

Il va tomber de haut quand il découvre que sa femme a tué sa sœur pour lui avoir pris son amant et qu’il s’agit du photographe de son magazine, un homme qu’il méprise pour son manque d’ambition. Alain, mondain toujours en représentation, qui a besoin d’une cour autour de lui pour le valoriser, se sent inutile et rejeté et va lancer sa Jaguar contre un arbre du bois de Boulogne.

Le personnage du flambeur superficiel et égocentrique est intéressant et très crédible, il n’est pas éloigné des pubards cocaïonames décrits par Beigbeder. Le livre est écrit en 68 mais semble parler d’une époque encore plus lointaine ; le vocabulaire de Simenon qui parle deau à ressort ou des vêtements à porter au dégraisseur y est pour beaucoup.

Simenon 1968