A la dure. Tome 2 : En Californie

Dans le premier tome de ce récit, Mark Twain nous a raconté son départ vers le Nevada et ses expériences de mineur. Ce second volume nous raconte la fin de ce périple qui devait durer 2 mois et s’est déroulé sur 7 ans.

Nous avons laissé Twain quasiment ruiné après ses déboires dans la prospection. Il va encore essayer un peu de s’enrichir par ce moyen mais trouve très vite une place dans le journal local. Il délaisse les apointements que lui donne son patron car les « ménages » qu’il peut faire sont beaucoup plus rentables : il suffit de parler d’une mine pour être rémunéré en actions qui lui servent d’argent de poche. Twain continue à nous décrire la vie du Nevada et la spéculation autour des mines. Il profite d’une évocation des desperados pour critiquer le système de jury qui est la base de la justice américaine et montre son inefficacité quand le système est perverti.

Au bout d’un moment, il se lasse de cette activité et va à San Francisco. Il commence comme journaliste, mais cela ne dure guère et il va fréquenter les mineurs de Californie qui ont des techniques de prospection différentes. Twain n’aime pas San Francisco, il ne s’étend pas beaucoup dessus mais il est ruiné (une fois de plus) et semble moins bien le supporter.

La majeure partie du livre raconte son expédition aux Iles Sandwich ; ces îles sont appelées maintenant Hawaii du nom d’une des îles de l’archipel. Les îles sont peuplées de Canaques, en voie de christianisation, et le nombre d’autochtones diminue alors que les américains s’y installent. Twain semble assez fasciné par ce peuple, surtout quand les femmes se promènent presque nues, et s’émerveille de l’archipel, notamment du volcan Kilauea.

Ce livre est un récit de voyage agréable à lire : Twain est un conteur habile qui sait alterner les descriptions de paysages et les anecdotes et il retrouve son humour aux îles Sandwich après une première partie un peu plus amère.