Barabbas

Le Barabbas en question est bien celui que Pilate a libéré. L’homme est tout sidéré d’être libre et de voir un autre sur la croix qui lui était destinée et son destin va changer, étrangement marqué par cet échange.

Le roman commence par le spectacle du supplice que Barabbas observe, étonné de ce qui vient de se passer. Il est troublé et sceptique mais cherche à en savoir un peu plus sur les disciples de ce maître qui est mort crucifié. Il n’est pas bienvenu auprès de ceux là et reprend ses activités de bandit avant d’abandonner sa bande rapidement, au grand soulagement de ses comparses qui se méfiaient de son comportement étrange.

On le retrouve beaucoup plus tard, esclave enchaîné à un chrétien. Son compagnon lui enseigne sa foi et Barabbas semble se laisser convaincre, bien que le précepte « Aimez-vous les uns les autres » lui paraisse irréaliste. Il renie son compagnon et son enseignement quand les Romains découvrent qu’ils ont chrétiens. Il m’a touché quand il répond au Romain qu’il aimerait croire.

Effectivement, il aimerait se joindre aux chrétiens et c’est pour les imiter qu’il participe à l’incendie de Rome. Capturé, il est emprisonné avec eux et il est reconnu par un des leurs. Crucifié à son tour, ses dernières paroles sont : A toi je remets mon âme.

C’est un beau roman, assez sombre, sur la recherche de spiritualité et la difficulté d’accepter un dogme.

Pär Lagervist – Barabbas, traduit par Marguerite Gay et Gerd de Mautort  – Stock 1950