Désert barbare

Il y a longtemps que je n’avais pas lu un roman de Tabachnik. J’avais apprécié ses polars publiés chez Viviane Hamy, comme ceux de Fred Vargas. Maud Tabachnik a donné vie à deux héros récurrents : la journaliste lesbienne Sandra Kahn et le flic bostonien Sam Goodman, juif couvé par sa mère. Quelques aventures se sont déroulées depuis, l’auteur a changé d’éditeur, mais c’est sans surprise que je retrouve les deux protagonistes.

D’un côté, Kahn est à le recherche d’une fille de famille qui a disparu depuis deux ans. La gamine, a rejoint une espèce de gourou pervers  qui dirige une « famille » maléfique, voleurs et assassins. Cette bande prend en otage la famille d’un banquier pour vider la caisse et cherche à se mettre à l’abri quand les choses dégénèrent. Kahn a repéré que la fille qu’elle recherche est dans la bande et aide le banquier dans sa poursuite des malfaiteurs.

De l’autre, Goodman est envoyé en Arizona collaborer avec le FBI après être soupçonné d’une bavure. Il doit suivre et mettre la main sur un chef de trafics en tout genre, hommes, drogues… Après être passé à tabac et à deux doigts d’être exécuté, Goodman arrive à s’échapper mais tombe sur la bande de fêlés pris en chasse par Kahn.

Voilà un bon thriller bien formaté, pas mal écrit et assez crédible. Certes, il ne renouvelle pas le genre mais il est efficace et les héros sont assez sympathiques.

Maud Tabachnik – Désert barbare – Albin Michel 2011