Princesse de l’ombre

Ce roman historique se passe en Inde et démarre avec la mort de Mumtaz Mahal, l’épouse aimée de Shah Jahan. Nous voici donc dans l’Inde moghole.

Eperdu de douleur, Shah Jahan fera édifier à Agra un mausolée pour sa bien aimée : le Taj Mahal. Le roman raconte sa contruction et la vie de cette famille royale. Apparemment, l’auteur a déjà évoqué l’histoire de cette dynastie au travers des générations précédentes, dans d’autres livres.

A la mort de Mumtaz Mahal, sa fille aînée, Jaharana, devient la maitresse du zenana royal. Cette adolescente régente ainsi la cour et partage le pouvoir avec son père qui refusera qu’elle se marie. Pendant ce temps, les frères vont grandir et se combattre pour affirmer leur pouvoir et leur droit à la succession. Nous sommes dans une civilisation où le pouvoir passe de génération en génération, mais aussi où il se prend et s’impose, notamment vis à vis des fratries.

Le fils préféré est Dara, l’aîné, mais Aurangzeb, le cadet montrera plus de capacité et de volonté. Il renversera son père, éliminera ses frères et deviendra empereur à son tour.

Ce livre semble bien documenté et tous les chapitres commencent par des extraits de textes historiques qui retracent le contexte. Le récit de la contruction du Taj Mahal qui ponctue le roman est très intéressant, le reste est beaucoup plus convenu. Il est difficile de faire vivre des personnages dans un carcan historique, la psychologie est un peu superficielle et le récit assez linéaire. Quelques descriptions de palais, jardins émaillent le récit mais celui ci n’arrive pas vraiment à décoler. A force d’insister sur le passé des personnages et de la dynastie, nous sommes souvent perdus : l’auteur aurait eu intérêt à resserrer son récit et le centrer sur les crises. Nous avons là un roman honnête, qui se laisse lire mais c’est plus un roman sentimental qu’une épopée historique.

Indu Sundaresan – Princesse de l’ombre, traduit de l’anglais par Isabelle Saint Martin – Michel Lafon 2010

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