Feux rouges

Roman de l’alcoolisme, d’un couple qui se déchire mais aussi vrai thriller, ce livre est un bon Simenon, plein de suspens.

Week-end de Labour Day, Stève et Nancy Hogan quittent New York et remontent la Nouvelle-Angleterre pour chercher leurs enfants. La route est encombrée avec 45 millions d’automobilistes attendus.

Stève Hogan a une trentaine d’années et travaille dans une agence de voyages alors que sa femme a un poste plus important dans une agence de pub. Stève s’accorde volontiers un peu de détente avec un verre. Ce week-end de départ, il en ressent le besoin, prend un verre avant de partir et s’arrête en cours de route. Lors d’un nouvel arrêt whisky, sa femme lui fait des reproches et le couple s’engueule. De retour dans sa voiture, Stève ne voit plus Nancy qui lui a laissé un mot comme quoi elle rejoignait les enfants. Le mari croit qu’elle a pris le bus et se sent soulagé d’être seul, de pouvoir « sortir des rails ».

Il s’arrête à nouveau pour une dose d’alcool et retrouve dans sa voiture un prisonnier évadé de Sing-Sing, Sid Halligan. Emoustillé par ce qu’il prend pour une grande aventure et l’impression de jouer avec le feu, Hogan l’emmène et lui permet d’échapper à la police. Comme il continue de picoler, il se retrouve incapable de conduire et Halligan prend le volant. Stève se retrouve le lendemain dans sa voiture, un pneu crevé et dépouillé. Il rejoint la ville la plus proche et s’inquiète de sa femme qui n’est pas arrivée à destination. Un entrefilet lui annonce qu’elle a été agressée et il la rejoint.

Pas très clair avec sa gueule de bois, il ne comprend pas bien ce que veut le policier qui l’interroge. On se demande si ce n’est pas lui l’agresseur de Nancy et la situation est très trouble. Finalement, la police retrouve Halligan qui a agressé Nancy.

La fin est moins convaincante. Bien choquée par son viol, se laisse convaincre par Stève de redémarrer une nouvelle vie plus apaisée.

Simenon – Feux rouges – 1953