Le (mas)sacre du printemps

La « Semaine dansée » de Chatenay propose tous les ans des spectacles de chorégraphes contemporains. Je n’ai pas été convaincu dans le passé mais la curiosité est forte et j’ai voulu retenter une expérience avec le Sacre du printemps monté par Galotta et dont j’ai pas mal entendu parler. Je dois avouer que j’ai préféré réserver un spectacle qui s’annonçait court pour limiter le risque.

L’expérience a été éprouvante. Je suis définitivement un vieux réac, insensible aux spéculations artistiques contemporaines… et c’est bien comme cela !

On commence quasiment dans le noir, sans musique, avec des femmes qui courent de part et d’autre de la scène et poussent des grands ahanements, comme si l’effort état trop poussé. Une dizaine d’autres viennent les rejoindre, amènent de minuscules chaises sur scènes et courent dans tous les sens. Le tout dans la pénombre et sans accompagnement sonore, j’ai commencé à regarder ma montre, mais il n’y avait que 10 minutes de passées… Pendant qu’ils continuent à s’agiter sur scène, quelques photos sont projetées sur le mur du fond avec un commentaire de  Galotta sur Stravinski.

Enfin la musique arrive ! mais les « danseurs » continuent leur course et petit à petit, toujours dans la pénombre, et ils se retrouvent tous en slip et chaussures. Un homme ou une femme à moitié à poil avec des chaussures de ville c’est ridicule, dans la vie comme sur scène, et c’est très moche quand les socquettes dépassent, car en plus les pauvres étaient affublés de chaussettes !

Je ne sais pas s’il y avait quelque chose à comprendre amis je n’ai rien compris. Je n’ai pas vu de la danse avec des figures mais une course de demi-fond. Je n’ai ressenti aucune émotion, juste un malaise et une impression de violence. Les artistes ont été longuement applaudis mais pour moi cela a été une des heures les plus longues que j’ai vécues.

L’explication du truc par Galotta [ici] et/ou une vidéo complète [ici]