La jument perdue

Simenon a vécu quelques années aux USA et a y situé plusieurs histoires ; jusque-là les romans se déroulaient à l’Est ou à New York [ici, ou encore ], celui-ci à pour cadre l’Arizona.

John Evans, dit Curly John, vit avec sa sœur sur le ranch de « La Jument perdue » qu’il a créé avec son ancien associé Andy Spencer. Il ne parle plus depuis 35 ans à Andy qu’il soupçonne d’avoir essayé de le faire tuer un beau jour de 1909. Une lettre trouvé dans une malle achetée aux enchères va mettre en doute ses certitudes et le faire revenir sur cet épisode. Simenon en profite pour nous raconter l’Ouest de la fin du XIXe : la vie des ranchs, la découverte des mines, les trafics…

Curly John découvre que son ami n’a jamais rien tenté contre lui, qu’il a été victime d’une tentative de récupération de filon prometteur et il se réconcilie avec Andy alors que tout le monde le lâche à cause de déboires judiciaires et financiers.

Simenon s’est presque essayé au roman d’aventures avec ce livre, beaucoup moins glauque que la plupart. Il dresse des portraits très justes des personnages et nous offre une jolie récréation dans les grands espaces.

Simenon – La Jument perdue – 1948