L’homme qui aimait ma femme

On a beaucoup parlé de Jules et Jim pour évoquer ce roman, à cause du trio amoureux. De ce que je me souviens du film (chiant à part le sourire de Jeanne Moreau et la musique du générique), le trio était plutôt joyeux et consentant ; ce n’est pas le cas ici.

Yann et Alexandre sont frères, tous deux sont montés de leur Bretagne dans les années 60 pour étudier à Paris. Alexandre est l’ainé, c’est un libertin qui couche avec le maximum de filles possible alors que Yann est plus romantique. Yann fait la rencontre de Maria et de sa sœur Elisabeth ; il tombe amoureux de Maria mais Alexandre met les 2 sœurs dans son lit.

Yann part à la campagne et attend Maria. Elle ne viendra pas, victime d’un accident de voiture qui tue aussi Elisabeth. C’est Alexandre qui saura accompagner Maria et va se marier avec elle. Pendant ce temps, Yann s’enfuit et bourlingue quelques années. A son retour, il va rejoindre Maria quelques jours pendant ses vacances. Il se passera quelques chose de fort et marquant pendant ce séjour.

Les années passent, Alexandre continue sa vie de Don Juan et fait souffrir de jalousie Maria qui se venge aussi. Yann est devenu avocat à New York et quand il revient en France, c’est en juriste brillant et ambitieux. Un beau jour Maria s’enfuit, elle retrouve Yann et Alexandre abandonné devient une loque avant de réagir et de chercher à récupérer Maria.

L’auteur de Dolce vita livre une histoire qui se déroule sur plusieurs années et donne un fond d’actualités politique et philosophique pour resituer le contexte de l’époque. C’est n’est pas l’histoire de ces années, mais bien celle de Yann et Alexandre et de leur passion pour Maria. Ce livre mérite d’être lu jusqu’au bout car l’histoire n’est pas un simple Jules et Jim, loin de là. Toutefois, il m’a semblé un peu brouillon et le démarrage a été un peu dur avec ses récit croisés.

Simonetta Greggio – L’homme qui aimait ma femme – Stock 2012