Les quatre saisons

Ce roman se passe à Venise au début du XVIIIe siècle. Il nous fait pénétrer dans l’univers de la musique et dans une Venise un peu décadente.

Maddalena et Chiaretta sont deux fillettes abandonnées et recueillies par la Pieta, un des orphelinats de Venise. Cette institution vit grâce aux donations des riches praticiens et aux concerts que donnent ses pupilles. Toute l’institution est tournée vers la musique et les deux jeunes filles s’épanouissent l’une grâce au chant, l’autre par le violon.

Le nouveau maître de chapelle est un virtuose du violon, roux, prêtre pas très pratiquant : Antonio Vivaldi. Il doit veiller à la qualité de l’orchestre et composer en permanence de nouveaux morceaux qui attireront les foules. Il repère Maddelena qui est la seule à jouer avec son coeur et veillera à ce qu’elle puisse progresser et être promue au sein de l’orchestre. Maddalena franchit toutes les étapes jusqu’à devenir chef de l’orchestre. Elle aime Vivaldi d’un amour impossible et souffre à chaque fois qu’il abandonne la Piéta mais le maestro composera les Quatre saisons pour elle.

La plus jeune, Chiaretta, devient une des solistes réputées et, par sa voix, séduit un riche noble qui l’épousera. Après la vie austère et la cloture de la Pieta, elle découvre Venise, la vie de la noblesse et les folies du Carnaval. Le mariage lui impose de cesser de chanter, comme toutes les vénitiennes, et avec l’assentiment de son mari, elle accepte le badinage de ses chevaliers servants, et en aimera un.

Ce roman rend merveilleusement bien l’atmosphère de Venise et ses débordements. Il nous plonge dans un siècle de badinage, une vie de fête, sait faire vivre ses personnages et les histoires d’amour sans niaiserie. La musique est très présente, de façon vivante et l’auteur sait nous faire partager les émotions que peut créer une belle interprétation.

Laurel Corona – Les quatre saisons,  traduit de l’anglais par Jacques Guiod – Pygmalion 2010