Indiens des plaines

Il y a tellement à dire sur les Indiens que c’est une gageure de résumer à quelques thèmes. Cette exposition est intéressante mais un peu légère et reste à la surface des choses.

L’exposition du Quai Branly s’attache aux Indiens des Plaines, entre Mississippi et Rocheuses, Canada et Golfe du Mexique et sur la période XVIe – XXIe siècle. La zone géographique immense couvre une grande partie de la Louisiane française, elle est habitée par les Sioux, les Comanches les Cheyennes… (mais pas d’Apaches, Indiens du Sud-Ouest).

Le première partie de l’expo présente des œuvres contemporaines qui réinterprètent la tradition ou s’en inspirent. Vêtements, dessins, peintures, installations jouent avec l’histoire, les techniques et les motifs traditionnels. L’art contemporain est aussi une manière de revendiquer une identité forte et longtemps réprimée : les Indiens, premiers occupants, ne sont devenus citoyens américains qu’en 1924…

Un montage d’extraits de films montre les clichés véhiculés sur les Indiens avant d’entrer dans l’espace assez froid de l’expo elle même. Les objets présentés tournent autour de la vie quotidienne des Indiens, peaux peintes, vêtements, broderies de perles. Le contexte historique est évoqué par quelques panneaux un peu scolaires : la Louisiane française, l’expédition de Lewis et Clark…

Si le rôle du bison et l’importance de sa disparition sont évoqués, on ne trouve rien sur l’organisation sociale ni la religion, ce qui rend le parcours un peu superficiel. La qualité et la beauté des pièces exposées compensent cette légère déception et je me demande quand même quel est le rôle des copromoteurs, musées américains, dans cette vision somme toute assez idyllique.

Cape d’apparat (peau de bison peinte)
Cape d'apparat - détail
Cape d’apparat – détail
Robe avec broderie de perles
Robe avec broderie de perles
Veste d'homme
Veste d’homme
Veste d'homme (la même)
Veste d’homme (la même)

Indiens des Plaines, Musée du Quai Branly, jusqu’au 20 juillet 2014.