Caillebotte à Yerres

affiche-caillebotte-a-yerresComment faire venir du monde dans un trou paumé de banlieue ? Tout simplement en se réclamant de l’impressionnisme ! Cette recette est utilisée par Auvers-sur-Oise, Chatou, Croissy et Yerres dans la brochure de la SNCF nous incitant à prendre les transports en commun le week-end. Du coup, j’ai découvert qu’il y avait une « Propriété Caillebotte » à Yerres et qu’une expo avec une 40e de toiles était organisée en l’honneur de ce peintre.

Tout au nord de l’Essonne, Yerres est à une vingtaine de kilomètres de Paris. Il faut traverser Valenton et Villeneuve-Saint-Georges pour rejoindre cette bourgade qui ressemble à un petit chef-lieu de canton très provincial et dépaysant.

Gustave Caillebotte, grand bourgeois, peintre et mécène des impressionnistes, leur a fourni des fonds et a permis, grâce à sa donation, que ce mouvement entre dans les musées français. Je connaissais Les raboteurs de parquet et ses scènes de vie parisienne comme Le Pont de l’Europe ; j’ai découvert un autre aspect de son œuvre, plus champêtre, au travers des toiles qu’il avait réalisées dans la propriété familiale d’Yerres.

Le premier thème est le nautisme : les Périssoires qui servent à l’affiche, un très beau Canotier au chapeau haut de forme et un grand triptyque. J’aime beaucoup sa patte, nette et précise avec des jeux de lumière et des cadrages originaux et audacieux.

Caillebotte-tryptique-1878La propriété familiale est l’autre sujet abordé par Caillebotte : le parc, le potager, la maison sont représentés sous différents angles, avec des lumières variées. Une des peintures du parc fait penser à un mélange d’impressionnisme et d’hyperréalisme et, dans une autre, l’effet de pluie sur l’Yerres est saisissant. Jolie expo intéressante et de qualité.

Caillebotte-Yerres-effet-de-pluie-Caillebotte-1875-La propriété en elle-même est une belle maison XVIIIe prolongée d’un joli parc. L’ensemble offre un bon moment de détente, un joli but de promenade.

Caillebotte à Yerres au temps de l’impressionnisme – Yerres, jusqu’au 20 juillet 2014