La honte

Ernaux-honteJe le confesse, j’ai longtemps refusé de lire Annie Ernaux et je reconnais que c’est une erreur monumentale.

Ses livres ne sont pas gais, et même plutôt sinistres, mais elle arrive à nous captiver avec ses récits d’autofiction portés par un style très agréable.

Dans ce livre, Annie Ernaux revient sur l’année de ses 12 ans : 1952. Elle décrit sa petite ville, la vie au collège, les obligations et évoque le pèlerinage à Lourdes qu’elle a effectué avec son père. Elle revient aussi sur ses sentiments et les raisons qui lui donnaient l’impression de ne pas être comme les autres, qui lui causait un sentiment de honte.

Une fois de plus, on se dit que bien des rancœurs ne sont pas effacées, qu’elle promène un sacré héritage et un gros handicap relationnel, mais le livre fait aussi vibrer la nostalgie d’un temps révolu.

Annie Ernaux – La honte – Folio 2013