Michel Strogoff

StrogoffVoilà un livre que j’ai lu ado et dont j’ai un excellent souvenir ; la scène où Michel Strogoff est aveuglé devant sa vieille mère m’a marquée et c’est justement celle dont m’a parlé le bouquiniste à qui j’ai acheté ce livre.

Je ne suis pas fan des romans scientifiques de Jules Verne, 20.000 lieues sous les mers m’a un peu barbé, et j’ai voulu tester si ses romans d’aventures fonctionnent encore ;  je vous rassure, Michel Strogoff se lit avec le même plaisir qu’à la première lecture. Le style est fluide et rapide, l’histoire est palpitante, un vrai bonheur de lecteur !

Une horde de tartares venus de Boukhara et menés par Féofar Khan envahit la Sibérie, ils sont de mèche avec un traître russe, Ivan Ogareff. Le télégraphe est interrompu et le tsar envoie un coursier vers son frère basé à Irkoutsk ; ce coursier est bien entendu Michel Strogoff. Le voyage de +/- 5 000 kilomètres se complique à Nijni Novgorod car le trafic est interrompu ; Strogoff va poursuivre en bateau, en charrette, à pied accompagné de Nadia, une jeune balte qu’il a rencontré dans le train.

Lors d’une halte, l’anonymat de Strogoff est mis en péril par sa mère qui le reconnait, il fuit mais il est bientôt pris par les tartares, Ogareff réussit à le démasquer et le fait aveugler. Strogoff et Nadia réussissent à s’enfuir vers Irkoutsk et à devancer les tartares, ils sont ralentis par une nouvelle bande mais parviennent à rejoindre leur but,  juste à temps pour empêcher Ogareff de livrer la ville.

J’avais beau savoir que Michel Strogoff n’était pas aveugle car les larmes ont empêché ses yeux de brûler, j’ai tremblé pour lui et Nadia, souffert du froid et de la fatigue avec eux, j’ai complètement plongé dans ce récit d’aventures. Certes Michel fait parfois superhéros mais je crois que c’est ce qui en fait un personnage de roman si fort et intemporel.

Jules Verne- Michel Strogoff – 1876