L’océan au bout du chemin

9782846268035FSQuand j’ai vu que le nouveau Gaiman était proposé par Babelio, je me suis inscrit vite fait à l’opération Masse critique et je suis très content d’avoir été sélectionné et d’avoir reçu ce livre, merci à l’éditeur.

Je n’ai pas lu tout Gaiman mais j’ai apprécié Neverwhere et Anansi boys, j’y ai trouvé un ton original qui renouvelle la fantasy. En revanche, je suis un peu déçu avec ce nouveau roman ; l’attente était sans doute trop forte mais je pense que c’est une œuvre mineure, une nouvelle juste un peu rallongée, agréable à lire mais sans plus.

A l’occasion d’un enterrement, le narrateur revient sur les lieux de son enfance ; il retrouve le chemin qui partait de chez lui et arrive dans la ferme Hempstock où habitait son amie Lettie. Il se remémore une aventure qui lui est arrivée l’année de ses 7 ans et qu’il avait oubliée (comment peut-on oublier telle aventure ?).

Lettie, qui a 4 ans de plus que lui, l’emmène se promener, lui fait découvrir des drôles de choses et il assiste à affrontement avec un monstre. Il ramène une saloperie de cette aventure et croit s’en débarrasser facilement mais c’est alors qu’arrive une nouvelle gouvernante, Ursula Monkton, avec qui il se heurte. Tout le monde adore Ursula, surtout le père, mais son attitude vis à vis du garçon est vite inquiétante et le narrateur va avoir besoin de l’aide de Lettie et de son étrange famille car c’est un monstre qu’il faut renvoyer chez lui.

L’histoire du monstre n’est pas mal menée bien que son articulation avec le reste du récit me semble un peu bancale. Il y a beaucoup de thèmes dans ce roman, sans doute trop ; le livre fait référence aux livres de jeunesse avec les peurs enfantines et le père sous l’emprise de la belle blonde fait penser aux personnages de contes, surtout quand il est à deux doigts de sacrifier son fils. La fin pleurnichante sur le sacrifice des héros pour sauver le monde et ceux qu’ils aiment est un peu moralisatrice et je ne garderai en tête que le combat des Hempstock avec Ursula, bonne histoire avec un univers bien défini.

Neil Gaiman – L’océan au bout du chemin, traduit par Patrick Marcel – Au Diable Vauvert 2014