La couleur de l’air

9782203033092La couleur de l’air marque la fin d’une trilogie de Bilal. Je n’avais pas accroché la série de Nikopol, trop ésotérique pour moi, je ne surveillais plus le travail de Bilal et j’avais loupé cette nouvelle série.

J’ai retrouvé un très grand Bilal avec La couleur de l’air et j’ai repris l’ensemble. J’ai toujours apprécié Bilal et je trouve qu’il a encore évolué, avec des dessins qui semblent faits au pastel.

Cette trilogie assez sombre, apocalyptique et fantastique, évoque notre planète presque détruite mais qui se régénère.
Animal’Z, le premier volume, donne quelques pistes et suit des protagonistes en quête d’un refuge.
Julia & Roem est tout aussi sombre, au propre et au figuré, a une autre couleur, et offre une variation sur le thème de Roméo et Juliette.
Tous les protagonistes des précédents volumes se retrouvent finalement dans La couleur de l’air avec une fin qui explose de couleur et de lumière.
bilalAu delà du petit coté écolo, cette série offre une histoire complexe et bien menée que l’on apprécie encore mieux à la relecture. C’est un vrai régal de retrouver Bilal et son imaginaire foisonnant.

Enki Bilal – La couleur de l’air – Dargaud 2014