Le village gaulois qui résiste

Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur.

Vous avez bien entendu reconnu l’introduction des albums d’Astérix. Un second village d’irréductibles existe, en vrai, c’est Coriobona, le village des Gaulois d’Esse. Ce village a même eu la visite de E=M6 mais cette émission n’est pas retransmise, dommage.

Ce petit oppidum qui abrite des Lemovices est perdu dans la campagne charentaise, vers Confolens. Le village est abrité derrière son rempart, le murus gallicus.

Coriobona, le murus gallicus
Coriobona, le murus gallicus

Une fois passée cette fortification, nous arrivons dans un grand espace occupé par plusieurs bâtiments : maisons d’habitation, ateliers, greniers et taverne. Certains sont en construction car le village continue à se développer et cela nous permet de voir que tout est construit selon des techniques gauloises traditionnelles. Bien sûr, les Gaulois n’ont pas laissé de manuels de construction, nos Lemovices tâtonnent, redécouvrent et travaillent avec des archéologues pour ces reconstitutions qu’ils souhaitent le plus fidèles possible.

Coriobona
Coriobona

Coriobona, la forge
Coriobona, la forge

La reconstitution ne se limite pas au bâti, c’est un vrai projet culturel pour comprendre et valoriser cette civilisation : les villageois sont habillés de braies et tuniques ; cuisinent, mangent et boivent gaulois ; recréent des outils en bois ou en métal selon les techniques utilisées par nos ancêtres. Les Gaulois d’Esse partagent volontiers leur passion et nous permettent d’avoir une autre vision des Gaulois, peuple très raffiné contrairement à ce qu’à pu en dire César.

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Et bien sûr, il y a les guerriers car les Gaulois savaient se défendre, les Romains en savent quelque chose ! Là encore, on est loin de la légende du barbare qui va combattre nu : les Gaulois maîtrisaient la métallurgie, avaient des casques performants et savaient même réaliser des cotes de mailles.

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L’après-midi passée à Coriobona est passée avec une rapidité fulgurante. Où je craignais de croiser des hurluberlus, j’ai rencontré des passionnés charmants et fort intéressants ; j’ai pu revoir certains a priori sur les Gaulois et découvrir les éléments d’une vraie civilisation, loin des barbares de l’imagerie d’Epinal.

A découvrir absolument !