Demain j’arrête

legardinierVous avez forcément vu la couverture d’un roman de Legardinier. Elles ont toutes un titre choc et un chat halluciné, du genre oh-le-chat-il-est-trop-mignon-trop-craquant. Cela se remarque et fait partie du dispositif marketing. Mais le seul chat ne fait pas vendre et cet auteur est dans les top des ventes de poches depuis des semaines, alors qu’est ce qui se passe ?

Tout simplement, ce sont des petits romans assez drôles, biens foutus, archétypes du roman de midinette que l’on qualifie désormais de « chick lit » en mauvais français [traduction pour ceux qui ont (bien) plus de 30 ans : comédie romantique ou roman d’amour].

Dans Demain j’arrête, pas de fille à papa richissime mais malheureuse ou de fétichiste de la chaussure, juste une jeune femme presque normale, un peu gaffeuse ; pas de prince charmant mais un voisin beau, gentil et un peu mystérieux. L’histoire peut sembler banale et retracer la vie de n’importe quelle jeune femme mais elle est bien menée et j’avoue que je n’ai pas lâché ce roman et que je l’ai lu avec plaisir malgré le style très quelconque.

Julie, l’héroïne, travaille dans une banque et s’y ennuie, n’approuvant pas que les vilains capitalistes vendent à tout prix leurs produits financiers aux pauvres prolos. Elle décide de devenir vendeuse dans la boulangerie voisine et elle découvre le monde réel, avec presque que des gentils, juste un vilain pour faire monter la sauce. Seule, elle a un bande de copines à la recherche de l’être rare, toutes gentiment timbrées.

Quand Julie découvre que le nouvel occupant de son immeuble s’appelle Ricardo Patatras, elle veut en savoir plus et l’espionne. Le fameux Ricardo, Ric, est un beau jeune homme qui la fait craquer, ils se fréquentent mais elle n’arrive pas à découvrir son secret, car il en a un… Tout va s’arranger, les potes sont là pour s’épauler et la gentillesse triomphe toujours de la méchanceté !

Intrigue assez classique, récit plutôt joyeux, je comprends que cela marche. Il y a tellement de clichés que j’ai fini par prendre ce roman au second degré, pour un exercice de genre plutôt réussi.

Gilles Legardinier – Demain j’arrête – Fleuve Noir 2011