Le syndrome du pire

carlsson-fichelivreA tort, j’étais un peu suspicieux en commençant ce roman car le personnage principal est un inspecteur en arrêt de travail et je me méfie des polars nordiques avec leurs policiers dépressifs ; de plus, l’accroche « élu policier de l’année en Suède » est un argument marketing souvent frelaté.

Leo Junker, flic des affaires internes, est sur la touche après avoir lamentablement merdé dans une affaire et tué un collègue. En arrêt de travail pour dépression, il ne peut s’empêcher d’aller voir ce qui se passe quand une jeune prostituée junkie est trouvée morte dans le foyer qui est situé dans son immeuble. Son intervention déplait à ses collègues et il se trouve même un temps suspecté.

Quelque chose cloche dans ce qu’il a vu, le titille et il décide d’enquêter en parallèle avant d’être intégré à l’enquête car un suspect ne veut parler qu’à lui et il devient le pivot de cette histoire.

L’enquête est bien menée mais ce roman est beaucoup plus qu’une « detective story », c’est aussi un roman noir qui nous plonge dans les banlieues de Stockholm, un polar social qui offre une très bonne analyse des personnages et des secrets qui ouvrent sur d’autres perspectives.

Ce livre est une très bonne surprise qui m’a tenu en haleine, et même si on se doute de ce qui va se passer, la motivation des personnages est très bien étudiée.

Christoffer Carlsson – Le Syndrome du pire, traduit par Carine Bruy – Ombres Noires 2015