La vie des 12 Césars

SuetoneJ’ai enfin terminé ce livre commencé il y a plus de 2 ans mais j’ai parfois de drôles de lectures ! j’ai été long mais il faut avouer que la traduction est vieillotte, les récits sont très répétitifs et que cette bande de cinglés pervers n’a rien pour plaire. Obélix l’a bien dit : « Ils sont fous ces Romains !« 

Suétone nous retrace dans cet ouvrage la vie des premiers empereurs en adoptant pour chacun une approche plus thématique que chronologique : il retrace l’origine et les hauts faits des ancêtres, il détaille la carrière et l’action politique avant de dresser un portrait plus personnel centré sur les mœurs, l’apparence, les superstitions (ils ont tous peur des orages) et de terminer par les présages et circonstances de la mort (moins de la moitié des empereurs meurt dans son lit). Cet historien est aussi l’auteur du De viris qui fait les beaux jours des version latines.
Ce livre a eu le mérite de me faire faire des recherches sur la civilisation (par ici) et l’histoire de Rome car Suétone fait référence à des faits ou des événements qui lui semblent évidents, comme les guerres civiles de Sylla.

Les 12 Césars sont :

  1. César :  Caius Julius Caesar, au pouvoir de 49 à 44 av JC
  2. Auguste : Caius Julius Caesar Octavianus, 31 à 14 av JC
  3. Tibère : Tiberius Claudius Nero, puis Tibierius Julius Caesar après son adoption, 14 av JC à 37 ap JC
  4. Caligula : Caius Julius Caesar, 37-41
  5. Claude : Tiberius Claudius Nero Drusus Germanicus, 41-54
  6. Néron : Lucius Domitius Athenobarbus, puis Tiberius Claudius Drusus Germanicus Caesar, 54-68
  7. Galba : Servius Sulplicius Galba, 68-69
  8. Othon :  Marcus Salvius Otho, 69
  9. Vitellius : Aulus Vitellius, 69
  10. Vespasien : Titus Flavius Vespasianus, 69-79
  11. Titus : Titus Flavius Sabinus Vespasianus, associé à Vespasien à partir de 71, seul 79-81
  12. Domitien : Titus Flavius Domitianus, 81-96
    qui seront suivis par Nerva,Trajan, Hadrien, Antonin le pieux, Marc Aurèle, Lucius Aurelius Verus, Commode, Septime Sévère, Caracalla, Macrin,Héliogabale, Sévère Alexandre, Aurélien, Dioclétien et Constantin.

Le découpage des chapitres n’a rien d’évident et le récit de Suétone n’aide pas à la lecture : ses portraits sont outrés, il magnifie les qualités, aggrave les défauts et se complait à décrire les vices, tant et si bien que j’ai saturé avec Néron et fait un longue pause avant de reprendre ce livre.

Le style n’est pas facile et mal servi par une traduction qui a gardé un style ampoulé, sans moderniser le récit ; les noms de lieux  sont souvent traduits (Capri devient l’île de Caprée) ; les prénoms sont réduits aux initiales (L pour Lucius, Ti pour Tiberius, M pour Marcus…) et, pour nous perdre un peu plus, les dates font référence aux consuls en titre et pas à un ordre numérique.

J’ai pris quelques notes et je reviendrai sans doute sur ces despotes issus de familles tuyau de poêle où l’endogamie et l’adoption des neveux sont la règle. A côté des filiations romaines, nos familles recomposées sont simples.

En résumé : César et Auguste sont magnifiques ; Tibère et Caligula ont un beau début mais tournent vite à la catastrophe ; Claude redresse la barre et Néron détruit tout l’édifice ;  après une période de troubles, Vespasien, malgré ses défauts, rend son lustre à l’empire ; son fils Titus suit sa voie mais meurt très vite et son second fils, Domitien, se transforme en tyran détesté avant d’être assassiné.

Suétone – La vie des douze Césars, traduit par Henri Ailloud (Belles Lettres 1931) – Folio 1975

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