Les chutes

9782757835920J’ai commencé ce livre il y a plus de 6 mois, je l’ai abandonné et repris plusieurs fois, ce n’est pas bon signe. Ce n’est pas un mauvais livre mais c’est un gros pavé qui n’avance pas, je devais avoir besoin de lectures plus faciles, de « page-turners » comme on dit en bon franglais, mais je l’ai fini car c’est indiscutablement une bonne histoire.

Le roman est centré autour de trois périodes de la vie d’Ariah. En 1950, elle se marie et son mari se suicide le lendemain de la nuit de noces ;  elle épouse Dirk Burnaby, avocat bien en vue à Niagara Falls, et leur couple  est submergé par une affaire qui coupe Dirk de son monde ; quelques années plus tard, l’action du roman se concentre sur les enfants d’Ariah qui essayent d’échapper à l’emprise de leur mère. Le personnage d’Ariah fait partie des grandes bonnes femmes de la littérature ; elle marque par sa personnalité, même si elle n’est pas sympathique, très froide, fermée, presque hautaine.

Le roman se déroule sur une trentaine d’années et le contexte donne une sacrée description de l’Amérique, la collusion des élites, le déni du danger des industries chimiques, l’émergence d’une conscience écologique, la vie de blancs de classe inférieure… Bien que j’ai eu du mal avec le style, beaucoup de descriptions minutieuses qui ralentissent le récit, ce livre va rester en mémoire et je vais me souvenir de ses personnages, donc c’est un bon roman.

Joyce Carol Oates – Les chutes, traduit par Claude Seban – Seuil 2005

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