Saint-Lucia

drapeau-ste_lucie
Drapeau de Ste Lucie

Et voilà, j’ai goûté aux Antilles et j’ai envie d’y retourner ! ce premier séjour s’est déroulé à Sainte Lucie, petite île de la mer des Caraïbes, à 40 km au sud de la Martinique. Les adresses postales précisent « St-Lucia, West Indies« , ce terme d’Indes Occidentales me fait déjà rêver.

Cette île de 40 km par 20 a été disputée de nombreuses fois par les Français et les Anglais. Bien que l’île soit britannique depuis 1805, la présence française reste forte dans la toponymie. Sainte Lucie est indépendante depuis 1979 et fait partie du Commonwealth, comme plusieurs états de la région : Antigua et Barbuda, Barbade, Bahamas, Grenade, Jamaïque, Saint Kitts and Nevis ou Saint Vincent et les Grenadines. Sa monnaie est le dollar est-caribéen (EC$ ou XCD) mais le dollar US est accepté partout, avec un taux de change fixe. Est-ce la communauté de langues avec la Jamaïque qui fait que l’ambiance est beaucoup plus reggae que zouk ?

IMG_1033
Rodney Bay, la plage de l’hôtel
DSC02363
Cocotiers, plages dorées, gros câlins sous les palmiers…

L’île a beau être anglophone, le créole est très présent ; c’est un créole basé sur le français, le même qu’à la Martinique. Les gens disent (en créole) qu’ils parlent « le patois » ; la salutation est « bonjou » et le remerciement est ponctué d’un « pani pwoblem » très rassurant.

DSC02581
Anse La Raye, un peu plus au sud
DSC02509
La plage d’Anse La Raye

L’île a près de 170 000 habitants dont le tiers dans la capitale Castries. Sainte-Lucie vit avant tout de l’industrie du tourisme qui représente la moitié de son PIB mais le niveau de vie n’a pas l’air très élevé. Le nord de l’île concentre la plupart des hôtels, resorts et marinas qui accueillent principalement des américains alors que le sud offre des sites plus nature. La destination valorise le romantisme des lieux, ce qui engendre une industrie du mariage : nous avons assisté à de nombreux mariages sur la plage où des couples de tous âges se lient en tout intimité ou avec quelques proches, mais avec le tralala des dentelles, des robes à traînes et des demoiselles d’honneur habillées en uniforme acidulé. Dans l’hôtel où nous résidions, le pack mariage comprend cérémonie en bord de mer, dîner aux chandelles sur la plage, photos, bungalow de luxe…

DSC02607
Fleur de porcelaine (Ginger torch en anglais)
DSC02605
Balisier
DSC02615
Heliconia

Le reste de l’activité économique est surtout agricole. La banane est prépondérante, le cacao est important et la culture des mangues et des avocats se développe, bien que les mangues soient transformées à la Barbade et non sur place. La bière locale (la Piton) est très présente mais peu de canne à sucre et donc peu de rhum, juste une ou 2 marques locales. Je m’imaginais déjà alterner le ti’punch et le planteur, je dois avouer avoir été décontenancé que l’offre très large de cocktails de l’hôtel ne les intègrent pas. Je me suis rattrapé sur la pina colada (sans alcool dans l’après-midi !).

DSC02628
Fleur de bananier
DSC02430
Bananeraie
DSC02659
Noix de cajou

Ste Lucie est une île montagneuse qui culmine à 950 m au mont Gimie mais les hauteurs les plus touristiques sont les Pitons, 2 cônes de laves jumeaux qui dominent la mer à 786 et 743 m. Les jumeaux photogéniques, Gros Piton et Pitit Piton, sont situés au sud de l’île à proximité de la ville de Soufrière, dominée par la caldera du volcan Soufrière qui crée des sources d’eau sulfurée et chaude.

DSC02590
Les Pitons
DSC02594
Les Pitons et Soufrière (la ville)
DSC02654
Soufrière (le volcan)

Si les bananeraies sont situées dans les vallées, la forêt tropicale est largement présente au centre et au sud de l’ile. Le bambou est omniprésent et la végétation luxuriante offre une densité et des floraisons magnifiques. Une bonne vingtaine de cours d’eau parcourent l’île, avec de nombreuses cascades où il est agréable de se rafraîchir.

 

DSC02439
La forêt

DSC02493

DSC02671

DSC02687
Gros Piton vu depuis Pitons Bay (Sugar beach)