T’es veggie ou végé ?

anti veganSymptôme d’une société pourrie gâtée, égoïste, la mode est à l’exclusion… alimentaire ; et le pire est que pendant ce temps on ne s’occupe plus de l’exclusion sociale !
Notre civilisation nous permet de couvrir largement nos besoins alimentaires, on joue les difficiles et on promeut le régime SANS : sans gluten, sans viande… on choisit l’individualisme même dans son assiette.

Alors que moins de 1% de la population souffre d’intolérance au gluten, qui est une vraie maladie, la mode bobo élimine le gluten et valorise des régimes sans pain, sans pâtes… et sans pâtisserie. Ce n’est pas pour moi ! en tout cas cela fait les beaux jours de magazines qui promeuvent cette idiotie au rang de nouveau standard alimentaire.

La mode végétarienne vient de plus loin, les babas soixante-huitard ou même le puritanisme protestant (Kellog ou Quaker par exemple) l’on promue. Si les conseils nutritionnels raisonnables recommandent désormais de limiter les apports carnés, ils ne disent en aucun cas de les éliminer. L’homme est omnivore depuis longtemps, la diversification alimentaire a commencé à la préhistoire, sans doute avec Néanderthal.

Il y a les végétariens qui mangent pas de chair d’animal abattu ; ceux qui vont accepter tel ou tel dérivé (pesco, ovo, lactovégétariens) ou les plus intransigeants que l’on appelait jusque-là les végétaliens et qui ne mangent aucun produit animal. J’ai découvert un nouvelle espèce  les « flexitariens » qui ont un régime végétarien « à temps partiel » avec des exceptions quand c’est nécessaire ou utile, belle hypocrisie ! Quand j’ai terminé mon steak et que j’attaque les frites, est-ce que je deviens flexitarien ?
Ce qui m’énerve dans la nouvelle tendance végétarienne est le manque de tolérance : les végétariens ovo-lactés sont mal vus des végétaliens et des extrémistes de la pensée végane. Eh oui « végane », adepte du « véganisme », c’est le nouveau mot d’origine anglosaxone pour désigner les purs, ceux qui ne ne mangent pas de chair animale mais qui sont aussi adeptes du spécisme, refusent toute exploitation animale et n’utilisent aucun produit dérivé du travail animal, même pas la laine ou la cire d’abeille. Dans ce sens, ils ne devraient pas manger de fruits, car les fleurs sont pollinisées par des insectes, ou de légumes car l’humus est le résultat du travail des vers de terre… Au fil de mes curiosités pâtissières, je suis souvent tombé sur des sites vegans (on trouve aussi veggies) qui promeuvent un message agressif. Le bien être animal, je suis pour mais au diable la sensiblerie : ce n’est pas parce qu’une vache s’appelle Marguerite qu’elle ne doit pas finir dans nos assiettes.

Marre d’être carnivore ? L’émission On va déguster nous a proposé ce week-end de devenir des végétariens épicuriens (comme quoi l’alliance des deux n’est pas évidente) dans l’émission Tous végétariens? 

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