Le maître de Ballantrae

9782080705617Ce roman écossais est le récit d’une formidable haine et d’une lutte entre deux frères dont, à la fin, on ne sait plus bien lequel est le plus monstrueux.

La famille Durie de Durriesdeer et Ballantrae est une lignée de nobliaux du sud de l’Ecosse : un vieux lord ; Henri, le fils aîné qui porte de titre de maître de Ballantrae ; James, le cadet un peu falot et Alison, une vague cousine promise à James. L’histoire commence avec la tentative de restauration des Stuart (1745), le patriarche décide de mettre deux fers au feu et de partager ses allégeances. James veut briller et combattre du côté des insurgés jacobites, alors que ce rôle était plutôt dévolu au cadet, et le sort lui donne raison. Il est donné pour mort à la bataille de Culloden et Henry devient l’héritier et épouse Alison.

Une douzaine d’années plus tard, James refait surface sous le nom de M. Bally. Après la défaite, il a vécu en courtisan exilé, soldat puis pirate. Il exprime par tous les moyens la rivalité avec son cadet qui lui a tout pris et veut avant tout de l’argent. Il pousse son frère à bout, jusqu’au duel où Henry le laisse pour mort. Cependant, James réussit à s’enfuir et devient l’obsession d’Henry.

Après un séjour aux Indes, James revient une nouvelle fois et c’est Henry qui part en Amérique pour mettre du champ entre eux. Malheureusement, James n’accepte pas la situation et le rejoint à New York où il n’est pas bien accueilli. Il meurt au cours d’une expédition qu’il a montée pour récupérer un butin et Henry le suit de près, complètement obnubilé par le désir d’en finir avec son rival.

Le récit est fait par Ephraïm Mackellar, régisseur du domaine et fidèle d’Henry. Il déteste James mais finit par avoir une certaine sympathie pour lui, d’autant que Henry s’éloigne de lui et plonge dans une obsession malsaine. Malgré quelques longueurs, ce roman est captivant et riche en rebondissements, il mélange habilement le roman psychologique avec le récit d’aventures sur fond historique.

RL Stevenson – Le maître de Ballantrae, traduit par Théo Varlet – GF Flammarion 1989

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