Une histoire d’amour radioactive

Je n’ai pas accroché à ce livre, pire, il m’a énervé… Les ficelles de fabrication sont trop grosses et à peine habillées par une histoire qui ne tient pas debout.

Des flics enquêtent sur une série de suicides de malades en phase terminale, ils travaillent exclusivement ensemble alors que le plus âgé est chef de groupe. Les victimes ont tous rencontré une jeune femme qui  les a fait changer radicalement de personnalité, de la même façon qu’elle leur a déclenché un cancer foudroyant.

Pour accrocher le public, le polar c’est bien : on a une histoire de flics.
Il ne faut pas lasser le lecteur : les chapitres font un maximum de 3 pages.
Il faut varier les focales : le roman est raconté avec 2 points de vue, systématiquement alternés un chapitre sur deux ; et comme le lecteur pourrait s’y perdre, on lui montre bien la différence en utilisant une typo différente.
Il faut du sexe pour pimenter : on a le droit à des scènes inutilement explicites, homo et hétéro pour faire plaisir à tout le monde…

En plus de cette liste d’ingrédients sans finesse, la réalisation est indigeste : ce n’était pas utile de désincarner le cadre dynamique et de ne le nommer que par sa fonction ; appeler deux personnages par le même prénom manque un peu d’imagination, surtout quand il s’appelle Gérard ; l’insistance à qualifier de vieux, voire de vieillard, le flic dans la cinquantaine finit par être vexante et les barbouzeries sont complètement artificielles.

Ce roman ne trouve décidément pas grâce à mes yeux, ni sur la forme, ni sur le fond.

Antoine Chainas – Une histoire d’amour radioactive – Gallimard Série Noire 2010

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