Mille jours en Toscane

L’auteur est une américaine, chef et critique gastronomique, qui s’est remariée à un Vénitien. Cette partie de sa vie a fait l’objet d’un premier récit que je n’ai pas lu, Mille jours à Venise. Nos deux tourtereaux ont décidé de tout lâcher pour aller s’installer en Toscane, ce livre est le récit de leur première année d’installation.

Il arrivent à San Casciano, village du sud de la Toscane, aux confins de l’Ombrie et du Latium et sont tout de suite accueillis par les villageois. Au gré des 4 saisons, ils vont découvrir -voire recréer- les traditions et se plonger dans la gastronomie locale. Ils font du café local où ils prennent leur petit déjeuner leur QG, c’est très américain.
Ils sont pris en main par le vieux Barlozzo et son amie Floriana qui leur font découvrir la vie du village, son histoire, les bons coins à cèpes et les intègrent pour participer aux vendanges, à la récolte des châtaignes ou la cueillette des olives.

Tout est trop parfait pour que je qualifie ce livre de document, c’est trop agencé, organisé, mais cela fait un bon roman régional. J’ai eu plaisir à lire la découverte des recettes, la description de cette vie pastorale simple mais je referme le livre en me disant que c’est un livre pour bobos new-yorkais qui vont rêver de l’authenticité de la campagne Toscane.

En fait, ce récit est un bijou réactionnaire. La propagande pétainiste disait « La terre ne ment pas » et ce livre est bâti sur cette idée. La vie campagnarde de la première moitié du XXe est évoquée comme un Age d’or où l’on pouvait avoir faim mais rien n’est désespéré car l’Homme peut compter sur les ressources de la mère Nature, s’il s’en donne la peine…

Marlena de Blasi – Mille jours en Toscane, traduit par Marie-Pierre Bay et Nicolas Castelnau-Bay – Mercure de France 2011

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