44 Scotland Street

L’auteur de ce livre avoue s’être inspiré des Chroniques de San  Francisco d’Aristead Maupin, il en produit un piteux pastiche. Publié en feuilleton dans The Scottsman, ces Chroniques d’Edimbourg ont pourtant connu le succès : 10-18 rassemble les 3 premiers tomes dans un gros volume et d’autres ont suivi car le 7e est déjà publié.

Pat, étudiante en année sabbatique (la 2e !), recherche une colocation et emménage dans l’appartement de Bruce, un beau mec très narcissique. On découvre peu à peu d’autres occupants de l’immeuble et surtout Bertie, le jeune prodige affublé d’une mère très envahissante et névrosée. Pat trouve un travail dans une galerie d’art dirigée (si peu !) par Matthew, jeune fils à papa mollasson et pas très doué. Ce volume est axé autour des émois de Pat, d’une improbable histoire autour de l’attribution d’un tableau et de l’analyse de Bertie.

J’ai pu croire l’espace d’un très court instant que ces chroniques tiendraient de la Vie mode d’emploi mais c’est juste une illusion, ce roman est plutôt à classer en chicklitt. Des personnages falots, une histoire qui tire à la ligne et qui se traine, un style (ou la traduction ?) assez plat… pas grand chose pour me plaire. Les personnages de Maupin incarnaient un style de vie, une époque et n’étaient pas tristement ordinaires ; ici, il n’y a que des bourgeois, à peine bobos. J’aurais sans doute dû m’esclaffer lorsque Bruce se questionne sur l’importance du slip avec le kilt, mais je ne suis pas sensible à ce genre d’humour. J’arrête à la fin de ce volume, et j’ai eu du courage d’aller au bout.

Alexander Mc Call Smith – 44 Scotland Street, traduit par Elisabeth Kern – 10-18 2007

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