Le tour d’écrou

Ce petit roman me permet d’apprécier le style de James que j’avais découvert dans Portrait de Femme : des descriptions minutieuses, une étude très fine des comportements et des caractères.

Un oncle distant confie à une jeune femme la charge de l’éducation de sa jeune nièce Flora. Le frère ainé, 10 ans, va se joindre à eux après avoir été renvoyé du collège sans que l’on en connaisse la raison. Les deux enfants sont sages, la vie est facile pour l’institutrice jusqu’à ce qu’elle voit les domestiques qui l’ont précédés et qui sont morts.

La gouvernante, Mme Grose, lui dresse un portrait sinistre des anciens serviteurs, Peter Quint et Mis Jessel, qui ont eu une aventure et ont choqué par leur comportement. Quint s’entendait bien avec Miles, le jeune garçon, et nous sommes peu à peu persuadés que son fantôme cherche à prendre le contrôle de Miles tandis que Miss Flessel s’occupe de de Flora. A la fin, Miss Grose part avec Flora chercher de l’aide auprès de l’oncle alors que la narratrice reste avec Miles pour le soustraire à l’influence de Quint.

Ce roman se présente comme un histoire de fantômes mais je ne sais pas ce qu’il en est en définitive, et c’est du grand art. Le dernier chapitre est diabolique car je ne sais pas si la narratrice a eu des apparitions ou des hallucinations ; si elle protège les enfants ou les enferme dans son délire, à vous de lire et de me dire.

Henry James – Le tour d’écrou, traduit par Monique Nemer – Stock 1994

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