L’ange du matin

Plus qu’un polar, ce roman nordique donne un aperçu de la société islandaise, désarçonnée après le crack de 2007.

Einar, le personnage principal, est journaliste au Journal du soir, quotidien en perdition dans un environnement économique à la dérive. Il suit d’abord l’enquête sur une postière agressée qu’il a trouvée mourante. L’affaire s’enlise  l’interview d’Ölver Margretarson Steinsson, un « Nouveau Viking » homme d’affaires en cause dans l’effondrement du système financier.

Le congé sabbatique de sa collègue partie rédiger la biographie d’un rocker sur le déclin lui fait occuper de nouvelles fonctions, sa voisine Solveig est hospitalisée mais il va être mobilisé  avec l’enlèvement de Margret Bara, la fille d’Ölver. Le roman prend alors un autre tour, avec un récit en incise qui renforce la tension.

Einar est assez sympathique, ses relations les policiers, sa voisine, sa fille Gunnsa, ses collègues nous plongent dans son quotidien, donnent du corps et de la sensibilité à ce récit. Le roman n’est pas un thriller qui tient éveillé toute la nuit, mais ses rebondissements en font un livre intéressant et bien mené.

Arni Thorarinsson – L’ange du matin, traduit par Eric Boury – Métaillé 2012

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