La daronne

La 4e de couverture nous annonce la couleur d’emblée, c’est l’histoire d’une simple traductrice-interprète judiciaire qui se retrouve avec une tonne deux de shit dans sa cave.
Ce roman est drôle, enlevé, et nous fait passer un très bon moment, comme les précédents d’Hannelore Cayre.

Patience Portefeux est un sacré personnage : fille d’un trafiquant pied-noir et d’un autrichienne rescapée des camps, elle se rêvait collectionneuse de feux d’artifices ; veuve de bonne heure, elle est choisit l’interprétariat pour élever ses deux filles qui sont devenues des ouvrières du tertiaire, qui fabriquent des trucs qui n’existent pas vraiment et qui n’apportent aucune valeur ajoutée au monde. Ses filles élevées, elle vit à Belleville, sort avec un flic et doit assurer le financement de l’Ehpad de sa mère.

Au fil de ses retranscriptions d’écoutes, elle compatit envers une famille de dealers marocains qui sort du lot, dont le fils est reparti au bled pour cultiver du hach à défaut de trouver un travail correspondant à ses diplômes, et elle découvre que la mère du jeune homme est aide-soignante dans la maison de retraite de sa mère.

Elle évite qu’une livraison soit prise par la police mais déclenche une série de catastrophes et finit par récupérer la drogue. Pour écouler son stock, elle choisit de manipuler une bande de dealers pas très intelligents et va connaître quelques péripéties.

Le style est fluide et les petites vacheries distillées au fil du livre lui donnent un ton parfois acidulé mais très juste.

Hannelore Cayre – La daronne – Métaillé 2017

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