La voleuse de livres

Je n’ai pas accroché au parti pris stylistique du l’auteur, avec ses annonces du contenu des chapitres, mais ce livre est puissant. Un autre astuce stylistique est de faire raconter l’histoire par la Mort, cela permet de prendre du recul et ça passe plutôt pas mal.

Ce roman  se déroule à partir de 1939 à Molching, dans la banlieue de Munich, et nous raconte la vie de Liesel, adoptée par Rosa et Hans Huberman, une famille d’allemands modestes. Une partie du livre est un récit d’enfance, la tendresse de Hans, l’amour bourru de Rosa, les voisins, les copains, les larcins, mais le contexte particulier apporte un coté tragique. L’environnement est totalement nazifié, avec l’omniprésence du Führer, la participation obligatoire aux jeunesse hitlériennes… L’histoire centrée  sur des civils permet d’évoquer cette période sans prendre parti et montre que les Allemands n’ont pas tous été des embrigadés décervelés ou des monstres, que certains, à leur faible niveau, ont su s’opposer au système, quitte à le payer.

L’histoire de Liesel est ponctuée de moments forts, la mort du frère, l’amitié avec Max, la relation trouble avec la femme du maire, et je pense que ce livre restera une lecture marquante.

Markus Zusak – La voleuse de livres, traduit par Marie-France Girod – Pocket jeunesse 2017

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