City on fire

Garth Rish Hallberg – City on fire, traduit par Elisabeth Pellaert – Plon 2016.

Ce titre m’a été chaudement recommandé par des amis, il est donc remonté en position prioritaire dans ma liste « à lire » et je me suis tapé ses presque 1000 pages.

Ce livre est un phénomène car son auteur a touché 2 millions de dollars d’à-valoir. Phénomène financier et non littéraire car il a les défauts d’une certaine littérature qui ne sait pas couper les passages inutiles, littérature commise au kilomètre par des romanciers nombrilistes qui se regardent écrire et qui se complaisent dans le vide.

Ce roman commence le 31 décembre 1976 et se poursuit jusqu’en juillet 1979 avec le grand black out de New York. On y croise un bande de punks avec un simili gourou qui attire des ados un peu paumés sous prétexte de post humanisme ; une famille de bourgeois qui explose ; un peintre qui se drogue ; un journaliste revenu de tout ; un flic handicapé qui doit prendre sa retraite… rien que du réjouissant. Et le tout se déroule dans un New York sordide, ruiné, envahi par les drogués et les laissés pour compte.

Je n’ai pas du tout accroché, il y a pourtant une histoire de complot et un « Frère Démon » qui auraient pu sauver ce livre : les rockers et punks sont effrayants et leur verbiage rébarbatif ; les fanzines évoqués sont d’un ennui mortel ; les affres du golden boy ne sont que larmes de crocodile…. Il faut atteindre les pages évoquant la panne de courant pour que ce roman soit crédible, la cinquantaine pourrait faire une excellente nouvelle  autour de l’évocation du bordel ambiant et la description de la violence.

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