Le cantique des innocents

Cette 16e enquête du commissaire Brunetti est causée par l’irruption des carabiniers en pleine nuit chez de paisibles citoyens de Venise. Pas de mort, mais un peu de bagarre, un nez déplacé chez les carabiniers et traumatisme crânien chez le citoyen. Guerre des polices ou juste bavure administrative qui fait que la police de Venise n’était pas au courant ?

Les carabiniers sont intervenus dans le cadre de trafic d’enfants et achat de bébés. Brunetti est très perturbé par cette affaire, d’autant que l’administration a enlevé les enfants aux parents adoptifs pour les placer en orphelinat et que la mère ne semble pas s’en inquiéter. C’est un Brunetti très humain qui réfléchit sur son attachement à ses enfants.

On retrouve Guido Brunetti et son complice Vianello en grande forme. Pas de coup de théatre, juste quelques enquêtes qui s’enchevêtrent, qui donneront une solution et révèleront le coté sordide de certains personnages qui se cachent derrière leur vertu.

Comme souvent, Donna Leon nous plonge dans un milieu vénitien, ici tout tourne autour de la santé, médecins et pharmaciens. Ce roman est réussi, on trouve ce qui fait le charme de cette série : une enquête bien ficelée, des personnages qui ont de la personnalité et de l’épaisseur, les bons repas des Brunetti, la famille qui aide l’inspecteur par ses réflexions parfois anodines et Venise à l’automne.

Donna Leon – Le cantique des innnocents, traduit de l’angais (US) par William Olivier Desmond – Calmann Lévy 2010

2 réflexions au sujet de « Le cantique des innocents »

  1. Brunetti, un inspecteur du genre plat de nouilles, non? Quant à l’adaptation télé, mieux vaut ne pas en parler!
    PS : la trad de M. Desmond est tout aussi plate

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