Les démons

Simon Liberati – Les démons – Stock 2020

J’ai cherché un qualificatif pour ce roman et le premier qui me soit venu à l’esprit est crapoteux

C’est bien l’impression que me laisse ce livre un peu putassier qui mélange bourgeoisie fin de race, jet-set décadente des années 60, usage intensif de la morphine, partouzes et jeux interdits. Pour faire mousser, on met un peu de paillettes intello en convoquant quelques écrivains vieillissants (pauvre Aragon !) ou des américains underground pour donner un fil conducteur à ce roman qui peine à trouver son chemin.

L’indigence de l’histoire n’est même pas compensée par le style. Liberati fait des phrases maniérées qui frisent le rococo, mais il ne suffit pas d’ajouter de jolis qualificatifs pour faire de belles phrases, surtout quand elles sont pleines de poncifs ou de clichés.

Il riait dans le bonheur de l’instant, avec cette faculté immédiate à célébrer l’insaisissable joie d’une minute heureuse, typique des Afro-américains.

Le sans-gêne viril caractéristique de la gentry.

 

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Catégorisé comme Romans

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