Retour du Canada, encore

La dernière partie du voyage s’est déroulée le long du Saint-Laurent, fleuve très impressionnant qui fait 25 km au niveau de Tadoussac, est salé quasiment jusqu’à Québec et avec des marées jusqu’à Trois-Rivières, à mi-chemin de Québec et Montréal. En amont de Montréal, il présente des rapides, à Lachine,qui ont longtemps bloqué la navigation.

Québec est située au cap Diamant, falaise qui domine le Saint-Laurent. Une ville basse au niveau du fleuve, une ville haute, fortifiée, en haut de la falaise et une forteresse qui domine le tout. Québec à tout le charme des vieilles villes, maison en pierre et rues piétonnes, mais quelques immeubles ont été bâtis à l’intérieur des remparts. Il est certain qu’il n’y a pas d’architecte des bâtiments de France pour figer dans un passé idéalisé.

Nous avons visité le parlement de Québec, qui nous a donné un autre aspect de la vie politique au Canada. Ici tout est centré sur la province, Ottawa est loin et aussi nébuleux que Bruxelles chez nous. Par contre, l’attachement à la démocratie est très fort et le fonctionnement semble très transparent.

La ville est tout entière dominée par le Château Frontenac, hôtel de luxe de style néogothique et de plus de 600 chambres. Il a été construit au début du XXe siècle par la compagnie de chemins de fer. Le train transcanadien a été un moteur d’unification et de modernisation, on retrouve le même genre de démesure au Château Laurier à Ottawa construit lui aussi au terminal de chemin de fer.

Une caractéristique de Québec est la numérotation étrange des maisons : on trouve des 1/2 et même des 3/4 !

Nous terminons par Montréal, ville du Québec très anglophone. Nous sommes arrivés sous la pluie et la ville ne nous a pas paru très attachante. Le centre historique est tout petit et sans grande caractéristique. Une partie de cette ville a été construite fin XIXe, dans un style victorien pompeux et assez grossier ; une autre partie semble sortir des années 60/70, avec des gratte-ciels assez moches et des immeubles de béton brut qui ne vieillissent pas particulièrement bien et enfin quelques modernisations semblent se faire et redonner un coup de jeune à cette ville qui fait un peu triste, où tout semble dominé par le business.

Quand on sort du centre, les maisons à 2 ou 3 étages sont quasiment toutes avec des escaliers extérieurs qui donnent directement aux appartements.

La ville s’est appelée Ville-Marie, les églises principales sont toutes consacrée à Marie : la basilique Notre-Dame, néogothique qui s’inspire de la Ste Chapelle ; la cathédrale catholique Marie-Reine-du-Monde, copié de St-Pierre de Rome et la chapelle Notre-Dame de Bonsecours…

Autre particularité de Montréal, la ville intérieure. Je pensais à un ville souterraine enfoncée telle un métro, il s’agit tout simplement de relier les espaces commerciaux et les halls d’immeubles par des galeries et passages qui plongent sous les rues pour éviter de sortir. Tout le centre et les points névralgiques sont desservis, on peut faire un grand tour du centre financier à pied et aller un peu plus loin en métro pour rejoindre d’autres ensembles commerciaux.

Petite anecdote pour terminer : dans un musée nous avons vu de vieilles cartes du Canada, avant que les anglais ne viennent tout envahir. Au XVIIIe, le lac Michigan s’appelait le lac des Illinois et le lac Ontario, le lac Frontenac.