La nuit des rois

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La nuit des rois est une comédie, c’est la seule de Shakespeare, mais elle qui est vraiment très drôle.

Le duc Orsino est amoureux d’une jeune femme, la comtesse Olivia. Pendant ce temps, Viola, une jeune fille qui naviguait avec son frère, fait naufrage et décide de servir Orsino déguisée en homme sous le nom de Cesario. Evidemment, elle tombe amoureuse d’Orsino qui l’envoie plaider sa cause auprès d’Olivia qui tombe amoureuse de ce messager…

Nous avons là les ressorts du comique que l’on retrouve chez Beaumarchais, Molière ou dans les pièces de Boulevard : travestissement, quiproquos.

Le rythme de la pièce est très soutenu, entrecoupé de scènes de véritable bouffonnerie. Bien sûr, le discours du fou est d’une grande sagesse, et les sages ne sont pas raisonnables.

Assurément, c’est une comédie et la pièce finit bien, avec le retour du jumeau que l’on croyait perdu dans le nauffrage.

Le texte est très beau, agréable traduction moderne, et je le lirai pour en profiter à plein, notamment les discours sur l’amour ou la raison.

Et le titre ? tout simplement que la pièce a été créée pour la nuit de l’Epiphanie. Il persistait au XVIIe siècle en Angleterre une tradition de festivités de Noël aux Rois, héritée des Calendes.

La pièce est jouée au Théatre Comedia dans une mise en scène qui met bien en valeur les différents aspects du texte. L’histoire est transposée dans une Angleterre façon XIXe. Les acteurs sont très bons, émouvants et drôles. Sara Giraudeau (la fille de…) est vraiment convaincante ; le fou est joué très finement par Arié Elmaleh (le frère de…) et l’oncle ivrogne est incarné par Yves Pignot qui nous fait hurler de rire.

Théatre Comedia – Mise en scène Nicolas Briançon – avec Sara Giraudeau, Arié Elmaleh, Chloé Lambert, Henri Courseaux, Yves Pignot, Yannis Baraban, Jean-Paul Bordes, François Siener, Emilie Cazenave, Thibaud Lacour, Aurore Staudercauchy, Sophie Mercier, Pierre-Alain Leleu.