La faim

Knut Hamsun est un écrivain norvégien qui a reçu le Prix nobel en 1920. Le type est assez inintéressant,  sympathisant nazi et réactionnaire, mais je ne juge pas un écrivain sur sa personnalité. Son livre le plus connu est La faim, il traînait sur mes étagères depuis quelques années.

La faim est le récit d’un écrivain sans succès qui essaye désespérément de placer ses textes dans le journal local. Ce livre est aussi le récit d’une chute, d’une déchéance, le personnage se désociabilise petit à petit. Au début, il a encore un réseau de relations, des objets à mettre au clou pour récupérer quelques sous ; à la fin, il est jeté du recoin qu’il occupe dans un garni et s’enfuit de Christiania sur un bateau.

Le personnage n’est pas du tout attachant ni sympathique. C’est un type orgueilleux, ingrat et méprisant, tel un chien qui mord la main qui le nourrit. Il est aussi complètement allumé et, dans sa folie, fantasme une relation avec la femme idéale. Ce roman est tout autant le récit d’une déchéance morale que physique.

Je n’ai pas aimé le personnage et le roman, mais je reconnais que le style est bon, l’auteur sait faire passer la déprime et le déclin de son bonhomme.

Knut Hamsun – La faim, traduit par Georges Sautreau