Mammuth

Il y a plein de films qui sortent chaque année, j’en loupe la plupart, avec quelques regrets et en me promettant de me rattraper en vidéo ou lors d’une passage à la télé, sur une chaîne qui ne coupe pas avec de la pub… Ou alors je profite du festival Télérama qui permet aux exploitants de remettre en valeur une sélection de films pendant une semaine.

L’élu de cette année est Mammuth, le film avec Depardieu, qui a eu une très bonne critique. Autant annoncer la couleur tout de suite, j’aurai pu m’abstenir !

Depardieu n’est pas en  cause mais ce film est bizarre, pas mauvais, mais pas génial. Serge, le personnage principal est un jeune retraité qui s’ennuie et qui part à la recherche de certificats d’employeurs car il lui manque des feuilles de paye. Et voila Depardieu qui part sur les routes de Charente sur sa vieille moto, une Mammuth. Il va être confronté à la bêtise et à des situations tristes (l’usine qui est devenue ensemble de bureaux, le restaurant désaffecté…). Il est habité par le souvenir d’un amour de jeunesse et fait des rencontres, notamment sa nièce un peu spéciale.

Il y a quelques scènes drôles, mais l’ensemble est assez désespérant. Les personnages sont moches, plutôt bêtes, leur vie est dérisoire et leur environnement laid. Il y a une belle sensibilité exprimée dans quelques trop rares passages ; j’hésite à croire que c’est une chronique sociale, je me demande si ce n’est pas plutôt un moyen (qui se voudrait élégant) de se moquer du petit peuple en grossissant ses défauts et en dénonçant sa misère intellectuelle… Il paraît que c’est l’humour Groland, je ne suis pas fan.

L’histoire est bizarre et elle est porté par une mise en scène très pénible, abus de très gros plans des personnages (Depardieu n’est pas beau, et de très près c’est pire), lumière pauvre et images floues.

Mammuth, film de Benoît Delépine et Gustave Kermen, avec Gérard Depardieu et Yolande Moreau