Le diamant des Moghols

Ce roman historique nous emmène dans les plaines d’Asie Centrale au tout début du XVe siècle. Babur est un lointain descendant de Gengis Khan et de Timur, plus connu sous le nom de Tamerlan.

Babur accède au pouvoir à 14 ans, dans le royaume de Ferghana. Cousin du roi de Samarcande, il en devient roi à la mort de celui-ci, mais perd très vite cette cité. La première partie de sa vie va être consacrée à la conquête de Samarcande, qu’il perd 3 fois et dont il ne sera jamais le roi plus que quelques mois, chassé par les siens ou par les Ouzbeks.

Il perd aussi son royaume de Ferghana mais est choisi comme successeur par le roi de Kaboul, un autre descendant de Timur. Il règne alors sur ce royaume assez riche, sur la Route de la soie. La soif d’aventures et la volonté d’égaler son ancêtre le conduisent à envahir l’Hindoustan et à conquérir Delhi et Agra, aidé par de l’artillerie, qui lui donne une grande supériorité militaire.

Le Shah de perse l’a traité de mongol (moghol en persan), il fera de ce terme une qualité et prend ce titre de moghol, c’est le premier d’une longue série. C’est l’aîné de ses 4 fils, Humayun, qui lui succède, mais c’est une autre histoire.

Ce roman nous fait découvrir une époque assez inconnue. Il nous plonge dans la vie des tribus d’Asie qui sont encore assez proches de leur culture mongole d’origine et fière de leurs ancêtres. Les personnages sont bien campés, l’histoire ne traîne pas en longueur, il y a pas mal de rebondissements et les scènes de batailles sont très vivantes. Il ne reste plus qu’à lire la suite…

Alex Rutherford – La montagne de lumière, tome 1 : Le diamant des moghols, traduit par Jacques Guiod – Pygmalion 2009