Le goût du vin

Bon d’accord, ce n’est pas original, j’ai piqué le titre à un livre que Dunod publiait sur le vin, la vigne et l’ampélographie.

Je viens de découvrir pourquoi l’on faisait tant de cas des vins de Bourgogne à l’occasion de dégustations. Je ne connais pas le langage adéquat, ce qui suit va être plein d’approximations pour essayer de rendre compte de ce que j’ai pu ressentir.

On commence par les rouges pour suivre l’adage : « Blanc sur rouge, rien ne bouge ; Rouge sur blanc, tout fout le camp ! »

J’ai débuté par Chassagne-Montrachet, excellent vin de la côte de Beaune, parfumé, très agréable.
Ensuite, je passe au Pommard : une impression de puissance me remplit le nez et la bouche ; cette puissance est due à des arômes subtils mais assez prononcés, tout en n’étant pas agressifs.
Pour continuer, je découvre Morey-St Denis. Après le Pommard, ce vin ne me semble pas aussi puissant, par contre je découvre ce que veux dire long en bouche : les parfums restent longtemps et la sensation n’est pas du tout fugitive, même sans vin dans la bouche, il reste plein de saveurs et de parfums. Un petit bout de pain pour réinitiatiliser les papilles et je profite pleinement de la gorgée suivante. Ce vin est différent des premiers mais peut-être plus intense dans ses parfums, il appelle un plat assez costaud.
Le suivant est un Volnay. Très riche en goût, moins puissant que le Pommard et plus onctueux que le Morey St Denis, ce vin c’est le petit Jésus en culotte de velours ! c’est de tous celui que j’ai préféré.
Le dernier rouge est un Nuits St Georges, excusez du peu. Très parfumé, des arômes de fleurs et de fruits mûrs et en bouche un grand festival ! C’est un vin très puissant où chaque gorgée apporte de nouvelles sensations. Il écrase moins que le Pommard car il est plus complexe. Ce vin aussi appelle des aliments riches en saveurs pour le mettre en valeur, ou peut-être est-ce lui qui mettra en valeur les plats.

L’autre partie de la dégustation de ces vins exceptionnels est consacrée aux blancs. J’avais déjà eu la chance de goûter un Puligny-Montrachet et c’est un vin blanc grandiose, un peu minéral et assez parfumé, très équilibré.
Ensuite, je suis entré dans un autre monde. On commence avec un Nuits St Georges blanc, qui reste un peu sec mais beaucoup plus parfumé. Rien que de le sentir, c’est un plaisir immense, on y retrouve des arômes qui se rapprochent du pamplemousse rosé, et le goût est aussi un mélange complexe de fruits et de différentes saveurs.
Je termine par le vin le plus inattendu : un Monthélie, toujours en blanc. Un vrai festival de parfums et j’ai été longtemps à le respirer tellement c’était riche et surprenant. J’y retrouve un parfum de pain d’épices et un goût très subtil de coquille St Jacques, ce n’est sans doute pas ce que diront les oenologues mais c’était une sensation de douceur, de multiplicités de parfums. Il ne s’agit pas d’un vin sucré ou moelleux, il reste un vin qui accompagne un repas, mais cette profusion de parfums m’a fait penser à des fruits de mer.

Autant dire que je n’ai rien craché des verres qui m’étaient servis ! Tout était dans la modération, ce sont de vrais trésors, quelques gouttes suffisent.